Le corb : c'est l'un des plus beaux poissons que je connaisse. Il est de la famille des sciaénidés qui compte le maigre, l'ombrine et le corb.
On le nomme couramment aussi "ombrine des rochers". Son appellation scientifique est corvina nigra (Bloch). C'est un poisson flegmatique, élégant ; on dirait un gentlemen !
Sa première nageoire dorsale est triangulaire.
Ses nageoires pectorales et pelviennes sont bordées de blanc.
Il possède un corps élevé de couleur verte foncée, s'éclaircissant jusqu'au ventre argenté.
Il dépasse largement 4kg pour plus de 50 cm. Tirer de préférence ceux qui dépassent le kilogramme.
Il niche dans les trous et ragues, comme le sar. D'ailleurs il cohabite avec ce dernier et avec la daurade. Seul détail important : il vit dans les parages immédiats des posidonies (algues vertes en bouquets ).
Les corbs vivent en famille, jusqu'à des dizaines d'individus. Bien qu'on ait vu des bancs comptant des centaines d'individus !Comme le mérou ou le congre, il semble que le corb aussi soit sédentaire.
On le trouve souvent statique devant le rocher. On est presque assuré d'un tir. La coulée s'impose. Si on l'approche discrètement, il ne bouge pas.
Si par contre, s'il est mobile en pleine eau, zigzaguant entre de petites roches, ce n'est pas la peine de le suivre. On n'aura aucune chance de le piquer.
Si par hasard, on le surprend à trou, alors 9 fois sur dix il est cuit ! Il se laisse approcher à bout portant.
Dans un couloir bordé de posidonies, il aime se tenir immobile sous ses tentacules. Sous l'effet du courant, ces herbiers s'élèvent (découvrant le poisson ), ensuite s'abaissent (le cachant ). Après l'avoir détecté par des demi-volées à 4 ou 5m du fond, j'attends que les algues s'abaissent et je fonce sur lui.
Dès qu'elles le découvrent, je suis à 1m de lui !
Après cuisson (sa chair est délicieuse), on trouve cachées dans sa tête, deux belles petites pierres blanchâtres (otolithes) dont on se sert pour confectionner des pendentifs.